LE SILENCE HABITÉ
Une
jeune fille de 16 ans est atteinte de tuberculose pulmonaire. Nous sommes en
1939, et la médecine ne dispose que de traitements comme le pneumothorax dans
le but de mettre le poumon « au repos ».
L'évolution de la maladie est longue et difficile. Les rechutes sont fréquentes.
La mortalité est importante. Soignés dans des hôpitaux spécialisés aux
conditions climatiques particulières, les sanas, les malades cachent souvent la
maladie à leur entourage.
Le médecin que je suis ne peut s'empêcher d'établir une comparaison entre le
Sida actuel et le véritable fléau qu'était la Tuberculose avant les années
1950.
Dans « Le silence habité », le personnage principal Françoise, « jeune
fille trop sage », décrit l'atmosphère du sana, la vie quotidienne et les
difficultés psychologiques qui embarrassent les hospitalisés.
Qui ne peut sourire à la déclaration d'amour du photographe ou aux premiers
signes d'affection de Jean-Pierre ?
Qui ne peut être ému jusqu'aux larmes par la mort d'une amie de Françoise,
Emilie ?
Mais le roman débute en août 1939 et se termine en mai 1941. La guerre avec
ses lenteurs de déclenchement, les bombardements, l'évacuation des habitants
de Dunkerque, fait réfléchir le lecteur.
Les conditions de vie des prisonniers de guerre en Allemagne, révèlent une
fois de plus le besoin de l'occupant d'affirmer sa morgue et sa force.
La tuberculose et la guerre pourraient donner une impression de tristesse désagréable.
Il n'en est rien. Thérèse BASCOP écrit vrai et respecte les réalités de l'époque.
Par son style bien personnel, l'auteur amène une émotion progressive.
C'est l'espoir qui est dans ce livre, et les sentiments reflétés dans
l'ouvrage sont parfaitement résumés par cette citation de SAINT EXUPERY au début
de « Citadelle
« Le temps n'est plus un sablier qui use son sable, mais un moissonneur qui
noue sa gerbe ».
Docteur Michel
DELECOUR,
Professeur Emérite à la Faculté de Médecine
Université de Lille
PROLOGUE
Le lecteur pourra se demander si ce
livre est autobiographique...
Pourquoi ne pas répondre, dès avant la première page, à cette question ?
Ce livre se veut être « un récit » dont tout a été vécu sur fond de
guerre et de famille éclatée... Seuls les noms sont fictifs.
Toutes les pages sont tissées de cheminements entrecroisés, ayant eu les uns
sur les autres de mutuelles conséquences.
Des êtres, encore vivants ou disparus, y ressurgissent. Emergeant, pour un
certain nombre, d'un milieu de vie longtemps occulté par un « tabou ».
Insupportable pour qui en a souffert.
Il est donc vrai que certaines expériences ne pourraient être décrites, si
l'on n'avait pas vécu ou côtoyé de semblables situations.
Si longtemps après, que la lumière puisse enfin briller sur d'apparentes ténèbres
qui virent s'allumer tant d'étoiles...
L’auteur :
" Le
silence habité " est le second livre écrit par Thérèse Bascop. Le
premier, édité en 1996, évoquait
son enfance à Dunkerque et en Flandre, sous le titre « Ce temps-là... ».
L'auteur écrit
depuis toujours. C'est pour elle un besoin d'expression et de partage. Des
textes en prose ou en vers circulent " en privé ". Mais 1998 lui a
valu le Titre de « Poète Emérite » décerné par
la Bibliothèque Internationale de Poésie.
Dans « Le silence habité », Thérèse Bascop
propose un témoignage sur des années cruciales : 1939-1941. Coïncidence
tragique entre une France déchirée par la guerre et un parcours individuel
cruel, parmi d'autres êtres jeunes et innocents. Un combat entre la mort et la
vie, partout... Mais il y a « ce silence, habité de tous les silences, de
toutes les saisons, de toutes les douleurs, de toutes les amitiés, de toutes
les séparations, de toutes les morts, de toutes les vies... » . Un
silence d'une densité telle que toute une vie en sera marquée à jamais.
Prix: 120 F ISBN :
2-9513154-0-6
Où
se le procurer ?
Chez l’auteur : Résidence Horizon C5 11, Avenue des Cottages. 59100
Roubaix
www.culture-francophone.com
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