Jules
Grandjouan (1875-1968)
Jules
Grandjouan, dessinateur, pastelliste, portraitiste, affichiste et caricaturiste,
fut aussi un syndicaliste ardent. Son nom est surtout connu pour ses quelque
mille dessins parus dans "L'Assiette au Beurre", revue illustrée, polémique,
et anarchiste, parue entre 1901 et 1912. Il fut aussi un précurseur des
affiches politiques illustrées en France.
Dès 23 ans, il illustre et écrit le compte rendu de toutes
les séances du procès de "Fort Chabrol" dans le journal annexe de
"Le Phare de la Loire", ainsi qu'un article défendant les balayeuses
de Nantes.
Grandjouan illustra ensuite de très nombreux journaux quotidiens ou
hebdomadaires socialistes ou anarchiste comme "La Voix du Peuple",
"La Vie Illustrée", également "La Guerre Sociale" où il
écrira plus qu'il ne dessinera, ainsi que dans "L'Humanité" et dans
de multiples publications syndicalistes, internationalistes, espérantistes,
etc. Il dessina aussi pour "Le Rire" et d'autres revues humoristiques.
Il a donné à sa ville de Nantes les preuves de son profond attachement. A 22
ans, il crée en 1897 "La Revue Nantaise", en collaboration avec des
amis. Ensuite, il publie les 50 lithographies de "Nantes La Grise"
(1899) suivies par "Les Vingt-huit Ponts de Nantes" (1923) et enfin,
l'ébauche de "Nant-Naz" (1943-1950), qui devait finir cette trilogie
nantaise. Ni les importants mouvements de notre histoire politique et sociale,
dont Grandjouan a été le témoin et l'acteur, ni ses nombreux voyages (Égypte,
Venise, Russie et ailleurs) n'ont affaibli sa passion nantaise.
En 1903, Jules Grandjouan a rencontré Isadora Duncan, la
danseuse américaine, qui révolutionna la danse. Enthousiasmé, il a pris ses
pastels et n'a jamais manqué de la dessiner à chacun des séjours qu'elle fit
à Paris.
Son œuvre est immense et comprend entre quatre et cinq mille
dessins, pastels, lavis, gouaches, aquarelles. Cet inventaire montre l'étendue
et la variété de l’œuvre de Grandjouan, artiste ardent et révolté, qui a
su dire avec fougue et talent son refus de l'injustice sociale.
Jules
Grandjouan dans
"L'assiette Au Beurre"
Inventaire établi par Noémie Koechlin
Jules
Grandjouan (1875-1968), venant de Nantes, était installé à Paris depuis deux
ans avec sa famille lorsque la revue "L'Assiette au Beurre" fit appel
à lui. Il était déjà connu pour la qualité de ses dessins incisifs dans
"Le Rire", pour ses dessins dans "La Vie Illustrée" et ses
nombreux croquis d'audience au procès de "Fort Chabrol" dans le
journal "Le Phare de la Loire". Dans le même journal, dès 1899, il
avait déjà mis son art au service des ouvriers et contre les patrons en
illustrant et rédigeant un article pour la défense des balayeuses de Nantes.
Le premier numéro de "L'Assiette au Beurre" qu'il réalisa seul fut
un succès : c'était "L'Assiette au Beurre Municipale", n°55,
du 19 avril 1902. Le côté anarchisant de la revue lui convenait ainsi que le
voisinage d'artistes prestigieux, comme Steinlen qu'il admirait beaucoup, aussi
bien pour son trait que pour le personnage généreux aux idées sociales avancées.
Une grande liberté était donnée aux artistes et Grandjouan a pu lancer de
violents coups de crayon au service de
l'antimilitarisme, de l'anticapitalisme, de
l'anticléricalisme et du syndicalisme.
L'hebdomadaire "L'Assiette au
Beurre", paru entre 1902 et 1912, a raconté l'histoire de France des premières
années du XXe siècle, dans la satire de gauche et l'humour grinçant avec
parti pris antimilitariste et antigouvernemental entre autres. Son succès
venait aussi des dessins légendés, réalisés par les meilleurs artistes de l'époque
et parmi eux : Steinlen, Van Dongen, Kupka, Florès, Léandre, Poulbot,
Valloton, Jossot, Willette et bien d'autres, dont Grandjouan, qui fut celui
d'entre eux qui réalisa le plus grand nombre de dessins dans la revue
(10 %). Grandjouan, syndicaliste et anarchiste, était l'un des plus incisifs.
Cet ouvrage montre 390 de ses meilleurs dessins. Il participa à 83 numéros et
fut surtout connu comme "dessinateur de l'Assiette au Beurre". Son
talent, sa virulence, son réalisme et son humour féroce ne laissèrent
personne indifférent, en bien comme en mal.
Tomes
déjà parus du Catalogue-Inventaire de l’œuvre de Jules Grandjouan
(1875-1963) établi par Noémie Koechlin :
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titre
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prix
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Tome I
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Portraits de Famille
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15,24
€
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Tome II
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Les Ouvriers et les Métiers
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27,44
€
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Tome III
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Vendée, Bretagne
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27,44
€
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Tome IV
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Grandjouan à Nantes
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27,44
€
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Tome V
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Grandjouan affichiste
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27,44
€
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Tome VI
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Grandjouan dessine Isadora
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30,48
€
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Tome VII
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Grandjouan dans L'Assiette
au Beurre
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30,48
€
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Pour
se procurer les tomes I, IV, V, VI, VII : Autoédition Noémie Koechlin,
26, rue des Boulangers 75005 Paris. Pour les tomes II et III : Editions
Coiffard, 7 et 8, rue de la Fosse 44000 Nantes.
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LIENS |
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