L'ATELIER
D'ÉCRITURE CHEZ-SOI
A
quoi bon aller dans un atelier d'écriture ? Vous n'y apprendrez jamais à avoir
l'imagination et la persévérance nécessaires pour mener une oeuvre à son
terme. Victor Hugo a-t-il fréquenté un atelier d'écriture ?
Grâce à ce livre vous saurez construire une autobiographie, un roman, un roman
historique, un scénario et une pièce de théâtre.
Vous y trouverez une mine inépuisable de sujet, grâce aux 36 situations
dramatiques de Georges Polti, que vous pourrez croiser indéfiniment.
Vous y apprendrez à trouver un éditeur et même à écrire un scénario en
sachant combien vous pourrez le vendre. Et cela, aucun atelier d'écriture ne
vous l'enseignera.
Mauricette Lecomte sait de quoi elle
parle, puisqu'elle a publié vingt livres et qu'elle rédige actuellement le
vingt-et-unième...
Ce livre est le vingtième de ma production.
Après avoir écrit le « Dictionnaire des épithètes françaises », et de «
Ronsard à Verlaine », il est logique, je pense, de consacrer un ouvrage à l'écriture.
Il peut paraître présomptueux d'étaler mon cheminement, mais comment faire
autrement ?
De la maternelle à la terminale, j'ai toujours eu le premier prix de français
et mes institutrices puis mes professeurs, lisaient mes devoirs en classe.
J'ai eu le brevet, lorsqu'il voulait encore dire quelque chose, avec 19 en français
et zéro en math. Il faut le faire... Si bien que tout le monde croyait que je
ferai carrière dans l'écriture, alors que, étant contrariante, j'ai fait
carrière dans la musique comme auteur-compositeur... puis je suis devenue
productrice de spectacles.
Femme d'affaires, j'écrivais beaucoup : des lettres commerciales ou des textes
juridiques et je craignais une certaine sécheresse de style quand je voudrais
écrire autre chose.
Je ne me suis autorisée à écrire « Malamour, Tunisie sous protectorat français
» que le jour où mes parents et ma famille sont décédés.
Ce récit autobiographique est un gros livres de 650 pages et le manuscrit à
lui seul pesait 4 kg...
Comme j'avais des complexes au sujet de mon style, j'ai décidé de faire un
stage d'autobiographie dans un atelier d'écriture jouissant d'une certaine
notoriété, à Paris.
En réalité, je n'y allais pas pour y apprendre quelque chose mais pour être
jugée.
En 8 jours de stage, j'ai constaté que tous les exercices que l'on nous faisait
faire, je les avais déjà inventés.
Ce stage ne m'a donc rien appris, sinon que les ateliers d'écriture sont pleins
de gens (je dirai plutôt de femmes) de talent, qui font de très beaux morceaux
choisis et que - la plupart du temps- elles s'arrêtent là.
Il ne suffit pas d'avoir du talent pour écrire un livre. Pour mener une oeuvre
à son terme, il faut de la suite dans les idées et une énorme volonté. II
faut consacrer deux heures minimums de son temps à l'écriture de son oeuvre et
se mettre à sa table de travail ou à son clavier tous les jours que Dieu fait.
Faire un énorme travail mental matin et soir et soir et matin.
Cela, aucun atelier d'écriture ne vous l'apprendra.
En ce qui me concerne, c'est Sœur Thérèse, mon
professeur de piano qui m'a inculqué comment on résout les difficultés par un
travail acharné. Je ne la remercierai jamais assez.
Et si je suis devenue une informaticienne émérite, c'est grâce au caractère
qu'elle m'a formé.
Allons courage, c'est tellement gratifiant de mettre le mot « Fin » sur un
manuscrit...
Bien entendu, « mettez cent fois sur le métier votre ouvrage », mais sans
exagération. II fut savoir s'arrêter.
Pensez aux tapis persans, sur lesquels, le tisserand laisse toujours un
minuscule défaut car :
«
Dieu seul est parfait »
MAURICETTE LECOMTE
L'acheteur d'un livre (je dis sciemment l'acheteur et non
pas le lecteur, car on peut très bien acheter un livre que l'on ne lira jamais)
l'acheteur d'un livre, dis-je, n'achète pas un ouvrage parce qu'il est autoédité,
mais parce qu'il lui paraît bon. A défaut d'en connaître l'auteur...
Cette notion d'autoédition que les auteurs autoédités brandissent comme un étendard,
leur fait, à mon avis, plus de tort que de bien.
Je ne prône pas qu'il faille s'en cacher, mais je pense qu'il est vain de s'en
prévaloir.
L'amateur de livre lambda, se fiche pas mal de savoir par qui le bouquin est édité.
Ce qu'il veut, c'est que ce livre lui apprenne quelque chose, l'intéresse ou
l'amuse. Le reste n'est que littérature...
On n'enlèvera jamais de la tête des professionnels et des pouvoirs publics que
l'autoédité s'autoédite parce qu'il n'a pas trouvé d'éditeur. Ce qui est
vrai dans tous les cas mais qui ne signifie pas pour autant une absence de
talent, bien au contraire. Que d'auteurs en avance sur leur temps, ou
politiquement incorrects, ont été contraints de s'autoéditer ! Et non des
moindres : Victor Hugo par exemple. Croyez-vous que son succès soit dû au fait
qu'il s'est autoédité ou qu'il avait tout simplement du génie ?
En ce qui me concerne (il faut bien en arriver là) je
n'ai pas besoin de dire que je suis autoédité, c'est visible à la lecture de
mon catalogue où seulement six titres ne sont pas à moi. Et, si j'arrive à
vendre des livres tous les jours, ce n'est certainement pas parce que je suis
autoéditée mais surtout parce que je trouve de bons titres, que je soigne mes
couvertures (toutes en couleur) et que je rédige la 4ème de couverture de façon
à entraîner la vente.
J'ajoute que je suis une autoéditée heureuse en ce sens
que, non seulement je relie moi-même mes livres grâce à une encolleuse, mais
encore que je les imprime moi-même grâce à une imprimante professionnelle intégrant
la fonction recto-verso automatique. J'en suis donc arrivée à fabriquer mes
livres un par un, entre la facture proforma et la réception du chèque. Donc
pas d'investissement, pas de stock, pas de stockage (vous imaginez avec 20
titres !). Autre avantage, je peux opérer des corrections ou intégrer des mise
à jour, changer les couverture si jamais j'ai des doutes, etc...
La micro-édition, qui se pratique déjà avec les téléchargements
en ligne, est l'édition de l'avenir sinon d'aujourd'hui.
Tous mes confrères perdent de vue qu'ils sont des éditeurs, des micro-éditeurs
sans doute, mais des éditeurs tout de même.
D'ailleurs les gros éditeurs qui ont acheté une machine Ducotech, ne font pas
autre chose : de la micro-édition déguisée en édition. Ce qui leur permettra
de tester des livres avant même de signer le contrat. Décidément, on n'arrête
pas le progrès !
Pour se le
procurer,
Editions françaises C-D Romans
43 Boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris.
Mauricette.lecomte@noos.fr
BON
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