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roman de
Daniel Pernin Tome
1 : 1942 –1946 (253 pages) En vente chez
l’auteur : Chaque tome : 17
euros (Cliquez sur bon de commande) 1939.
Une famille juive de lointaine implantation parisienne. Père et mère –
malade - sont universitaires. Leur fille unique, Elsa, 15 ans brille dans ses études
et en sport ; elle mord dans la vie à pleines dents. 1942.
La mère n’est plus qu’un souvenir ; le père, Professeur déchu de son
droit d’enseigner, vit d’expédients en attendant d’émigrer aux
Etats-Unis avec Elsa. Un de ses étudiants, Raymond, lui indique une filière.
La veille de leur départ, la police l’arrête et le parque à Drancy. Raymond
recueille Elsa sous un nom d’emprunt dans le domaine que ses parents possèdent
au Lavandou : la villa Volubilis. Dans
ce nouvel univers, elle est sans repères. On est à la fois secourable et
lointain avec elle. Son rang est équivoque. Son avenir imprévisible. Pourquoi
Raymond a-t-il annulé son voyage outre Océan ?
Elle ne le voit que par intermittence. Elle reçoit de son père une
lettre lui apprenant son départ pour un camp allemand. Coincée au Lavandou,
elle abandonne ses études. Le
récit que fait Elsa de sa vie court de 1942 à 1948. Occupation, libération,
épuration. Pénurie alimentaire. Villes rhénanes rasées. Querelles idéologiques
de l’après-guerre pro et anticommunistes. Guerre d’Indochine. Dans ce monde
déchiré, Elsa cherche toujours à vivre une vie selon son cœur. Elle prend
vite les autres en sympathie ou en grippe. L‘idéologie régnante ne la
tourmente pas. Certains juifs sont méprisables, certains occupants
compatissants, certains résistants ambigus. Elle sera l’ardente compagne
d’un violoniste allemand et l’amie d’un anarchiste Elle reprochera à une
amie d’enfance son aventure avec un homme qu’elle convoite, puis s’en fera
une raison. Elle brave le “qu’en dira-t-on“. Rien qui lui promette une vie
facile. Faite de réussites, de détresses et d’apaisements, celle-ci sera
marquée par la recherche de la satisfaction de son goût de la vie. Les
personnages et les événements sont perçus à travers Elsa Comme sa conduite,
son écriture est spontanée. Le style est cursif. Les faits sont constatés,
les décisions rapides. Des emballements lyriques chantent la mer, son goût de
Rimbaud, son goût de la musique.
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