D’ombres
séculaires
UNE
TENTATIVE EXEMPLAIRE
Préface de Jean CATHELIN
Bernard LOISEL
ne manque pas d'un certain culot: voici un poète qui reprend aux prosateurs
l'art du récit (contes & nouvelles), qui fleurit en Europe du XIIe au
XVIIIe siècle et que reprirent un temps les symbolistes (Mallarmé, Hérodiade,
Valéry, La Jeune Parque), en Belgique Verhaeren l'illustra hugoliennement et
Charles Plisnier bien avant` d'avoir le Goncourt y consacra sa gigantesque ode
La Mort de Lénine.
Loisel, qui a des convictions, nous donne avec D'OMBRES SECULAIRES quatre
nouvelles où l'Amour, Paris, la révolte révèlent un esprit et un cœur très
à gauche. Il y a chez lui la mer, les quais à la Doisneau, l'histoire d' hier
et d'aujourd'hui, le temps qui passe et les luttes populaires l'individuel mêlé
à une saga épique qui rencontre les élans du cœur. On, va d' Iseult au lyrisme planétaire, des combats intérieurs
à ceux du monde qui nous entoure avec un souci de réalisme environnemental et
social qui n'est pas commun. Peut-être, parfois, un peu trop d'exaltation, mais
c'est après tout le lieu privilégié de l'enthousiasme poétique.
On lira avec
entrain Cargo, Sur le vif, « le très engagé » Braise et Orage et
le souffle d'air final de Farandole en la Mer. Ces récits en vers libres
parfois rimés nous entraînent dans un "ailleurs" qui transfigure ce
temps.
Je ne serais pas étonné que Bernard Loisel s'adonne quelque jour au roman
poétique, comme l'ont fait quelques auteurs contemporains qui, pour n'avoir pas
le rang des best-sellers, sont chers au cœur de quelques lecteurs raffinés.
Critique
Cher poète et ami.
Voire poésie in 'a tout de suite saisie
par la force de ses images, son originalité
qui nous de dépayse par la recherche
de son vocabulaire.
Conservatoire de la poésie classique française.
M.F.G
J'ai eu un certain plaisir à
lire votre ouvrage. sensible aux aspects humains. à la nostalgie gui semble
vous habiter, aux évocations sépia de Paris : on y sent une présence,. un témoin
des rêves, des espoirs (parfois déçus).
Chacun y trouvera un peu son compte avec une réelle sympathie pour les idées généreuses
et les colères gui traversent vos textes.
Bien à vous,
GR, (écrivain, critique littéraire)
Je trouve qu'il v a quelque chose clans votre poème
Cargo : il
évoque Apollinaire ou Cendrars et j'espère que vous avez pu mener à bien
d'autres proses de cette qualité.
Envoyez-les chez Gallimard, au poète
Jacques Réda, Directeur de la revue de la NRF qui y sera sensible. ,je crois.
André A., Professeur de Lettre.
Lecteur chez un éditeur.
10,67
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